Dans un bureau, le pilotage fait économiser parce que les gens partent à dix-huit heures. Dans un hall industriel, il fait économiser parce que l'espace est immense, l'occupation est en peau de léopard et la lumière naturelle entre par les lanterneaux et les sheds une bonne partie de la journée : trois conditions qu'une installation traditionnelle — tout allumé à pleine puissance pendant tout le poste — ignore complètement. Sur une installation LED déjà efficace, l'éclairage smart industriel retire encore 30 à 40 %, et par rapport à l'installation à décharge de départ, il atteint −80 % au total.
La seconde raison est que l'industrie a déjà l'infrastructure pour le faire. Celui qui gère une ligne avec un système de supervision, qui surveille les consommations des machines, qui planifie les maintenances par heures de fonctionnement sait exactement quoi faire d'une installation d'éclairage qui parle le même langage : luminaires adressés un par un, consommations lues en temps réel, pannes signalées avant qu'elles n'arrivent. C'est l'Industrie 4.0 appliquée à la lumière.
Cette page explique les stratégies qui fonctionnent en usine, les détecteurs qui supportent les hauteurs et les poussières, et comment intégrer le tout dans le système de gestion du site. Les fondamentaux sont sur la page éclairage industriel ; si l'installation est encore à décharge ou fluorescente, le point de départ est le relamping industrie, qui avec les bons luminaires apporte le pilotage en même temps que la LED.
Les stratégies sont les mêmes que dans le tertiaire, mais en usine les poids et les exigences changent : la détection de présence vaut davantage là où les surfaces sont grandes et peu fréquentées, la régulation sur la lumière du jour dépend des lanterneaux, et les détecteurs doivent fonctionner à 10 mètres au milieu de la poussière. Les valeurs sont des ordres de grandeur sur une installation LED déjà efficace.
| Stratégie | Économie typique | Où elle rapporte le plus en usine | Ce qu'elle exige |
|---|---|---|---|
| Détection de présence par zone ou par allée | 30–50 % | Entrepôts, allées de rayonnages, zones à occupation discontinue, ateliers en postes | Détecteurs à portée réglée sur la hauteur (PIR grande hauteur ou hyperfréquence), temporisation d'extinction et niveau de veille |
| Régulation sur la lumière du jour sous lanterneaux et sheds | 20–40 % | Halls à toiture en sheds ou lanterneaux, auvents, zones périphériques vitrées | Cellules par zone, luminaires gradables DALI, zones alignées sur la lumière naturelle |
| Scènes par poste et programmation horaire | 10–20 % | Ateliers travaillant en postes différents, ménage, maintenance de nuit | Système de pilotage avec horloge, zones par atelier, commandes locales de dérogation |
| Éclairement constant | 10–15 % | Tous les ateliers, surtout avec un facteur de maintenance élevé | Driver gradable, réglage initial sous 100 % |
| Suivi énergétique et diagnostic (D4i) | Décisions et maintenance | Sites avec management de l'énergie, contrats de performance, certification ISO 50001 | Drivers D4i, passerelle vers SCADA/GTB, plateforme de collecte |
| Maintenance prédictive | Arrêts évités | Installations en hauteur, lignes 24 h/24, zones difficiles d'accès | Diagnostic des drivers (heures, température, pannes), plan d'intervention par fenêtres |
La somme n'est pas arithmétique : présence et régulation sur la lumière du jour réunies dans un hall à sheds et occupation variable se situent en général entre 40 et 50 % sous la LED sans pilotage, laquelle consommait déjà 70 % de moins que les lampes à décharge — mis bout à bout, −80 % par rapport au point de départ. La norme EN 15232-1 classe le niveau d'automatisation : présence et régulation sur la lumière du jour par zone valent la classe A, celle qui pèse dans la performance énergétique du bâtiment industriel.
Trois différences pratiques par rapport à une installation smart de bureau, et comment les luminaires 3F Filippi y répondent.
Un détecteur PIR de bureau à 3 mètres voit une personne ; à 10 mètres, il voit peu. Les grandes hauteurs exigent des détecteurs PIR grande hauteur à lentilles dédiées ou des détecteurs hyperfréquence, qui repèrent le mouvement d'un chariot à travers la poussière et ne sont pas sensibles à la température. Dans les luminaires 3F Filippi à détecteur intégré, la portée est réglée sur la hauteur d'installation typique des halls, et le détecteur est protégé par le même indice IP que le luminaire.
La cellule pour la régulation sur la lumière du jour se place par zone, pas par luminaire : sous un shed, la lumière naturelle change à chaque mètre, et une zone bien définie évite que deux rangées voisines se comportent différemment.
DALI-2 (IEC 62386) est le choix des installations neuves et des relampings complets : chaque luminaire a une adresse, les zones se redéfinissent par logiciel quand l'agencement des ateliers change, et avec D4i les drivers remontent consommations, heures et température. Bluetooth mesh est le choix du retrofit sur installations existantes sans bus : les luminaires se parlent par radio et se configurent depuis un smartphone, même à 10 mètres.
Toutes les versions se graduent de 0,1 à 100 % sans scintillement et supportent des cycles d'allumage fréquents — ce que les lampes à décharge ne permettaient pas, et c'est la raison pour laquelle, dans beaucoup de sites, les détecteurs n'ont jamais été installés.
Une passerelle relie l'installation d'éclairage au système de supervision du site (BACnet, Modbus, OPC UA via des plateformes dédiées) : mêmes horaires que les lignes, allumage des ateliers depuis le plan de production, extinction au dernier badge. Les données D4i alimentent le management de l'énergie pour l'ISO 50001, les contrats de performance énergétique et les dispositifs nationaux de transition numérique et énergétique de l'industrie.
Conformité aux EN 12464-1, EN 60598-1 et EN 60598-2-22, marquage CE et ENEC, versions ATEX avec pilotage là où l'environnement l'exige.
Les quatre résultats que la direction du site, l'energy manager et la maintenance mesurent.
À chaque instant, une grande partie d'un hall n'a personne à l'intérieur : allées, zones de stockage, ateliers entre deux postes. La détection de présence par zone amène ces surfaces à un niveau de veille au lieu de la pleine puissance, et la régulation sur la lumière du jour éteint l'éclairage artificiel quand les sheds en laissent entrer assez. Ce sont les 30 à 40 % que la LED seule ne peut pas prendre.
Le niveau de veille n'est pas l'obscurité : c'est l'éclairement minimal des circulations, avec allumage instantané à 100 % quand quelqu'un entre. Éclairement constant dans le temps et suivi des performances des luminaires signifient que l'atelier a toujours la lumière prévue au projet, pas celle d'une installation vieillie.
Luminaires adressés, données de consommation par zone, commandes depuis le système de supervision : la lumière entre dans la même plateforme que les machines et l'énergie, avec gestion à distance de l'installation et reporting pour certifications et aides. Aucun système parallèle à apprendre.
Les drivers D4i signalent heures de fonctionnement, températures et anomalies : un luminaire à 12 mètres sur le point de lâcher est remplacé dans la fenêtre de maintenance programmée, avec la nacelle déjà dans l'atelier, pas quand il laisse une ligne dans le noir en plein poste. C'est le poste d'économie le plus sous-estimé dans les devis et le plus apprécié après un an.
Les gammes grande hauteur et milieux sévères existent en version DALI et, pour beaucoup, avec détecteur intégré réglé sur la hauteur ou module Bluetooth. Les fiches présentent les variantes de pilotage, les portées des détecteurs, les photométries et les fichiers de calcul.
Autres gammes industrielles à pilotage DALI ou sans fil : Beta 500, 3F Linda, 3F LEM, Beta 235, Beta i3F, 3F Cub, 3F Manta.
Trois sites où le pilotage de la lumière est entré dans le système de gestion de l'usine.
Pour obtenir une plus grande efficacité énergétique, réduire les coûts d'exploitation et améliorer sécurité et productivité grâce à la gestion intelligente de la lumière. Dans un hall, les zones vides et la lumière naturelle des lanterneaux sont la norme, et une installation qui les ignore gaspille 30 à 40 % de l'énergie même si elle est déjà en LED. Avec le pilotage, cette part disparaît, la lumière prévue au projet reste constante au fil des ans et l'installation se gère depuis la même plateforme que les machines.
Oui. Les solutions 3F Filippi sont compatibles avec les protocoles DALI et DALI-2, avec le Bluetooth mesh et avec les plateformes IoT, et se relient via passerelles aux systèmes de supervision et à la GTB (BACnet, Modbus et autres) : allumage des ateliers depuis le plan de production, horaires partagés avec les lignes, données de consommation et diagnostic sur la même console que le management de l'énergie. C'est l'intégration complète aux systèmes de surveillance et de gestion de l'Industrie 4.0.
Les systèmes intelligents détectent anomalies et baisses de performance en temps réel : les drivers remontent heures de fonctionnement, température et pannes, et la plateforme signale le luminaire à contrôler avant qu'il ne s'éteigne. Cela permet des interventions rapides et une maintenance prédictive — remplacements dans les fenêtres programmées, avec l'engin de levage déjà dans l'atelier — en évitant les arrêts non planifiés et les sorties en urgence pour un luminaire à 12 mètres.
Cela dépend de ce que l'on peut câbler. Dans un relamping complet, où l'on remplace les luminaires et où l'on peut poser le bus avec la ligne, DALI-2 donne le pilotage le plus complet, avec les données D4i et l'intégration directe à la supervision. Là où les lignes restent celles existantes et où l'on ne peut pas ajouter de câble de commande, Bluetooth mesh permet zones, détecteurs et scènes sans câblage, avec configuration depuis un smartphone même en hauteur. Les deux systèmes cohabitent via passerelles : on peut donc partir avec le mesh sur les ateliers existants et passer au DALI dans l'extension.
Oui, s'ils sont conçus pour cette hauteur. Les détecteurs PIR de bureau ont une portée de quelques mètres ; les halls exigent des PIR grande hauteur à lentilles dédiées, ou des détecteurs hyperfréquence, qui repèrent le mouvement des personnes et des chariots à travers poussières et brouillards sans être sensibles à la température. Les luminaires 3F Filippi à détecteur intégré grande hauteur ont une portée réglée sur l'installation typique et le même indice IP que le luminaire ; la temporisation d'extinction et le niveau de veille se règlent pour ne jamais laisser une circulation dans le noir.
Souvent oui, avec des règles qui changent selon les pays et dans le temps. Plusieurs dispositifs nationaux de transition numérique et énergétique de l'industrie — en Italie la ligne Industrie 4.0 et, depuis 2024, Transizione 5.0 — ont reconnu les installations d'éclairage interconnectées et supervisées comme faisant partie des investissements éligibles quand elles réduisent les consommations de façon mesurable ; en France, les certificats d'économies d'énergie (CEE) et d'autres pays ont des dispositifs analogues. Les données D4i sont exactement la mesure que ces dispositifs exigent. Notre bureau d'études prépare la documentation d'économie ; la vérification d'éligibilité se fait avec votre propre conseiller.
Avec le plan, les toitures (sheds, lanterneaux), les postes et les heures d'allumage, notre bureau d'études estime l'économie de chaque stratégie et propose le niveau d'automatisation qui s'amortit vraiment. Sans engagement.