Le relamping industriel est le remplacement des luminaires existants — cloches à décharge, luminaires fluorescents, projecteurs à iodures, LED de première génération — par des luminaires LED haute efficacité, en conservant les points lumineux, les lignes et, quand c'est possible, les corps eux-mêmes. C'est la mesure d'efficacité énergétique au retour le plus rapide qu'une entreprise manufacturière puisse engager : l'éclairage pèse 10 à 20 % de la facture électrique d'un hall, et une installation à décharge ou fluorescente consomme trois fois plus qu'une installation LED qui fait la même lumière, souvent mieux.
Trois faits rendent le relamping rentable aujourd'hui. Les tubes fluorescents T8 et T5 et de nombreuses lampes à décharge sont retirés du marché en Europe au titre de RoHS et de la directive écoconception : les stocks s'épuisent et les pièces coûtent de plus en plus cher. Le prix de l'énergie transforme une économie de 60 à 70 % en une valeur visible dès le compte de résultat de la première année. Et les aides à l'efficacité énergétique — certificats d'économies d'énergie (CEE), crédits d'impôt, dispositifs régionaux — raccourcissent un retour qui, même sans elles, se situe entre deux et trois ans.
Cette page explique comment se conçoit un relamping dans un site de production : le tableau d'équivalences entre luminaires existants et remplaçants LED, ce qu'il faut vérifier avant d'intervenir, les kits Retrofit qui permettent de garder les corps des luminaires 3F Filippi déjà installés, et les questions que les responsables d'installation nous posent le plus souvent. Pour les critères généraux d'éclairage des halls, voyez la page éclairage industriel ; pour amener le pilotage en même temps que la LED, la page éclairage smart industriel.
La question qui précède chaque devis est « par quoi je remplace ce que j'ai ». Le tableau donne les équivalences typiques entre les luminaires que nous trouvons dans les halls et les gammes LED 3F Filippi qui les remplacent sur le même point lumineux. Les puissances LED sont indicatives : la bonne dépend de la hauteur d'installation, de l'éclairement exigé par l'EN 12464-1 pour la tâche visuelle et de l'état des réflecteurs et des diffuseurs de l'installation actuelle, qui rend souvent moins que sa plaque ne l'indique.
| Luminaire existant | Puissance absorbée | Remplaçant LED 3F Filippi | Puissance LED indicative | Économie |
|---|---|---|---|---|
| Cloche à iodures métalliques 400 W, 10–14 m | ≈ 440 W avec ballast | 3F Rio High Output, 3F LEM High Output, 3F Six | 150–200 W | −55/−65 % |
| Cloche sodium haute pression 250 W | ≈ 280 W | 3F Rio, 3F LEM, 3F Rover | 90–130 W | −55/−65 % |
| Étanche fluorescente 2×58 W T8, ballast ferromagnétique | ≈ 135 W | 3F Linda, 3F Zeta, 3F Cub | 40–60 W | −60/−70 % |
| Étanche fluorescente 2×36 W T8 | ≈ 85 W | 3F Petra, 3F Linda, 3F Zeta | 25–35 W | −60/−70 % |
| Luminaire industriel T5 4×54 W, 7–9 m | ≈ 240 W | 3F Linux L, Beta 500, Beta i3F | 100–140 W | −45/−55 % |
| Beta A3F / i3F ou Beta 430 fluorescent déjà installé | ≈ 85–135 W | Kit Retrofit Beta A3F-i3F ou Retrofit Beta 430 : seule la platine est remplacée | 30–60 W | −55/−65 % |
| 3F Linda ou 3F Cub fluorescent déjà installé | ≈ 85–135 W | Kit Retrofit 3F Linda ou Retrofit 3F Cub IP64 : corps et diffuseur restent | 30–60 W | −55/−65 % |
Les puissances absorbées des lampes à décharge et fluorescentes incluent les pertes du ballast, qui atteignent 15 à 20 % avec les ballasts ferromagnétiques : c'est l'une des raisons pour lesquelles l'économie réelle d'un relamping est souvent supérieure à celle calculée sur les puissances nominales. La seconde raison est la dépréciation : une cloche à iodures en fin de vie donne 60 % de sa lumière initiale, et l'installation LED est dimensionnée sur l'éclairement de projet, pas sur ce que l'ancienne installation fournissait depuis des années.
Un relamping réussi se décide lors de la visite sur site, pas dans le catalogue. Trois groupes de paramètres que notre bureau d'études vérifie avant de proposer une gamme.
Les luminaires industriels 3F Filippi atteignent 40 000 lumens avec des optiques dédiées aux grandes hauteurs — lentilles en méthacrylate à faisceau étroit, moyen ou large, réflecteurs — pour qu'une cloche à 12 mètres soit remplacée par un luminaire qui concentre la lumière là où il faut sans la disperser sur les murs. Rendu des couleurs IRC ≥ 80, ou ≥ 90 là où l'on contrôle les couleurs, températures 4000–6500 K, tolérance de couleur initiale SDCM 3 pour que deux luminaires voisins ne se distinguent pas.
La règle de dimensionnement : partir de l'éclairement exigé pour la tâche visuelle, calculer avec le facteur de maintenance et choisir le paquet de lumens le plus proche — pas la « puissance équivalente » imprimée sur les cartons des produits de rayon.
Corps en tôle d'acier thermolaquée ou en aluminium, réflecteurs de flux en aluminium miroir ou peint, diffuseurs en verre trempé, polycarbonate ou méthacrylate selon l'environnement : chocs, températures, lavages. Fixations en suspension, au plafond, sur gaine à barres et sur rail, avec des entraxes qui reprennent ceux des luminaires déposés : l'installation électrique reste, les luminaires changent.
Pour les luminaires 3F Filippi déjà installés, il existe les kits Retrofit : platines LED en acier galvanisé ou en aluminium qui s'insèrent dans le corps existant à la place de la platine fluorescente, avec les mêmes fermetures — les dispositifs « Ribloc » du Beta A3F-i3F, les clips anti-vandalisme du 3F Cub — et aucun trou nouveau dans le plafond.
Luminaires conformes à l'EN 60598-1 et conçus pour les niveaux de l'EN 12464-1 pour les lieux de travail intérieurs ; versions à secours intégré selon l'EN 60598-2-22 pour maintenir les issues de secours éclairées pendant et après le relamping ; versions ATEX pour les zones poussières ou gaz, IP65/IP66 et températures de −30 à +70 °C pour les lignes où l'ancienne installation était déjà un compromis.
Le relamping est aussi l'occasion de remettre aux normes ce qui a changé avec le temps : nouveaux agencements, nouveaux postes, éclairements que l'ancienne disposition ne couvre plus.
Quatre effets mesurables dans les douze mois qui suivent l'intervention, pour celui qui dirige l'usine et pour celui qui en paie les factures.
Le remplacement des technologies obsolètes par des LED haute efficacité réduit la consommation d'éclairage de 55 à 70 % à lumière égale ; avec les détecteurs et la gradation de la page sur le smart lighting, on dépasse 80 %. Sur un hall de 5 000 m² en deux postes, ce sont des dizaines de milliers de kilowattheures par an.
Des éclairements plus uniformes, des puissances et des distributions lumineuses choisies pour chaque atelier au lieu du luminaire unique pour tout le hall, un rendu des couleurs qui montre les matériaux et les câblages tels qu'ils sont. Beaucoup de relampings trouvent l'ancienne installation sous les niveaux normatifs et la ramènent au projet.
La longue durée de vie des LED et la fiabilité mécanique des luminaires industriels 3F Filippi suppriment le cycle des lampes à remplacer à 12 mètres : pas de nacelles, pas d'arrêts d'atelier pour un tube éteint, pas de stocks de lampes retirées du marché à courir.
Meilleure visibilité sur les postes, sur les voies de circulation des chariots et dans les zones de chargement, moins de zones d'ombre entre les rayonnages, rallumage instantané après une coupure — là où les lampes à décharge mettaient des minutes à revenir en régime, laissant l'atelier dans le noir.
En tête, les quatre kits Retrofit pour les luminaires 3F Filippi historiques — Beta A3F-i3F, Beta 430, 3F Cub, 3F Linda — puis les gammes pour grandes hauteurs, étanches et pour milieux sévères qui remplacent cloches et luminaires fluorescents de toute marque. Les fiches présentent paquets de lumens, optiques, photométries et fichiers de calcul.
Autres gammes utilisées dans les relampings industriels : 3F LEM, Beta 235, Beta i3F, 3F Cub, 3F HD, 3F Petra.
Deux usines où l'installation a été renouvelée luminaire par luminaire, sans arrêter la production.
Le relamping LED augmente la qualité de la lumière, réduit les consommations et les coûts de maintenance et améliore la sécurité opérationnelle, avec un retour sur investissement rapide. Concrètement : dès la première facture qui suit l'intervention, la consommation d'éclairage baisse de 55 à 70 %, les ateliers retrouvent les éclairements de projet, et le plan de remplacement des lampes — nacelles, arrêts, stocks — disparaît pour des années. Le retour typique est de deux à trois ans, moins avec les aides.
Oui. Les luminaires 3F Filippi sont conçus pour des retrofits simples et directs : le nouveau s'installe sur les mêmes points lumineux que l'ancien, avec des fixations en suspension, au plafond, sur gaine à barres ou sur rail et des entraxes compatibles, ce qui réduit temps et coûts d'installation et arrêt de l'installation. Lignes, armoires et commandes restent ; pour ajouter le pilotage, les versions sans fil le font sans câble bus. Pour les luminaires 3F déjà installés, il existe les kits Retrofit, qui ne remplacent que la platine.
Avant le relamping, il est important d'analyser l'installation existante, les hauteurs d'installation, les niveaux d'éclairement exigés par les normes — l'EN 12464-1 pour la tâche visuelle de chaque atelier — et les conditions ambiantes : poussières, humidité, températures, agents chimiques, chocs. Cette évaluation permet de choisir les luminaires LED 3F Filippi les plus adaptés en performances, sécurité et efficacité énergétique maximale. Lors de la visite, nous mesurons les éclairements actuels, vérifions l'état des fixations et des lignes et produisons un calcul d'éclairage avec comparaison des consommations.
Ce sont des platines LED conçues pour entrer dans le corps de quatre familles historiques de luminaires 3F Filippi encore très répandues dans les halls : Retrofit Beta A3F-i3F et Retrofit Beta 430 (platine en acier galvanisé avec lentilles en méthacrylate), Retrofit 3F Linda (platine réflecteur en acier galvanisé à chaud, peint en blanc) et Retrofit 3F Cub IP64 (platine en aluminium avec clips de fermeture anti-vandalisme). On démonte la platine fluorescente, on insère le kit, on referme avec les mêmes dispositifs : corps, diffuseur et fixation au plafond restent. Ils sont avantageux quand les corps sont en bon état et que l'on veut une intervention rapide, avec moins de matériel à éliminer ; là où les corps sont dégradés ou où l'éclairement doit être revu, le luminaire neuf est préférable.
En général oui, avec des dispositifs qui changent dans le temps et selon les pays. En France, les certificats d'économies d'énergie (CEE) rémunèrent la rénovation de l'éclairage industriel selon des fiches d'opérations standardisées, et des aides régionales et de l'ADEME s'y ajoutent ; en Belgique et en Suisse existent des programmes analogues, en Italie les certificats blancs et les crédits d'impôt pour les installations connectées. Ce que tous exigent, c'est une documentation de l'économie : notre bureau d'études fournit le calcul avant/après et les fiches techniques nécessaires ; la vérification d'éligibilité se fait avec votre propre conseiller ou une société de services énergétiques.
L'éclairage de sécurité ne peut pas être interrompu : on procède par zones, en maintenant l'existant actif jusqu'à ce que le nouveau — luminaires à kit de secours intégré selon l'EN 60598-2-22 ou blocs dédiés — soit réceptionné. Dans les zones classées ATEX, on remplace par des luminaires certifiés pour la même zone et la même catégorie (gaz ou poussières), comme les versions ATEX de 3F Linda et 3F Tank, et l'intervention est planifiée avec le responsable sécurité du site. Le plan de relamping que nous préparons indique pour chaque zone la séquence, les luminaires et les contraintes de continuité.
Envoyez-nous le plan, la liste des luminaires installés avec les puissances et les heures d'allumage : notre bureau d'études prépare le calcul d'éclairage, le tableau d'équivalences et la comparaison des consommations avec le temps de retour. Sans engagement.