Trois choses, et aucune ne concerne la quantité de lumière. La première est la hauteur : dans un hall, les luminaires sont à 6, 10, 15 mètres, là où personne ne monte pour les nettoyer ou les remplacer — chaque intervention en hauteur, c'est une nacelle, deux personnes et une ligne à l'arrêt. La deuxième est l'environnement : poussière, brouillards d'huile, vapeurs, humidité, chocs, températures allant de la chambre froide à la fonderie. La troisième est la continuité : beaucoup d'ateliers tournent en trois-huit, et un luminaire allumé 6 000 heures par an vieillit en deux ans autant qu'un luminaire de bureau en cinq.
C'est pourquoi un bon éclairage industriel se reconnaît à des choses qui ne comptent pas dans le tertiaire : les indices de protection IP et IK, la gestion thermique de la LED, l'optique choisie pour la hauteur, la possibilité de remplacer les composants sans démonter le luminaire. Et, comme partout, aux valeurs que la norme EN 12464-1 fixe pour chaque tâche.
Ceci est la page de départ. D'ici, on entre dans le détail : la technologie LED pour environnements industriels (efficacité, durée de vie, remplacement des lampes à décharge), la conception atelier par atelier dans les sites de production, l'éclairage des entrepôts et des zones logistiques, les environnements difficiles, les data centers, l'éclairage smart industriel et le relamping des installations existantes.
La EN 12464-1 attribue à chaque activité un éclairement à maintenir Ēm, une limite d'éblouissement UGR et un rendu des couleurs minimal. Dans l'industrie, le tableau est long parce que les activités sont nombreuses : voici les plus courantes, celles qui couvrent la plupart des halls. Le critère est toujours le même — plus la tâche est fine, plus il faut de lumière et moins l'éblouissement est toléré.
| Activité ou atelier | Ēm (lux) | UGR max | Ra min |
|---|---|---|---|
| Montage grossier, travaux lourds | 200 | 25 | 80 |
| Montage moyen, soudure | 300 | 25 | 80 |
| Usinage moyen (tolérances ≥ 0,1 mm) | 300 | 22 | 80 |
| Montage fin, usinage de précision, rectification | 500 | 19–22 | 80 |
| Montage de précision, traçage, contrôle qualité | 750 | 19 | 80 |
| Installations de process occupées en permanence | 300 | 25 | 80 |
| Expédition, emballage, manutention | 300 | 25 | 60 |
| Entrepôts et réserves (100 lx si non occupés) | 100–200 | 25 | 60 |
| Voies de circulation intérieures avec véhicules | 150 | 25 | 40 |
Deux choses que le tableau ne dit pas. L'éclairement est celui de la zone de tâche, qui en usine n'est pas le sol mais le plan de travail — l'établi, la broche, le convoyeur — et doit être calculé là, à sa hauteur. Et la norme fixe aussi l'éclairement cylindrique (au moins 50 lux à 1,2 m du sol dans les zones où les personnes se déplacent), parce que dans un atelier il faut voir les visages et les obstacles, pas seulement la pièce : c'est la valeur que les luminaires à faisceau étroit pour grande hauteur risquent de ne pas atteindre, et la raison pour laquelle le calcul doit se faire avec les photométries réelles.
Les trois rubriques de la fiche technique qui, dans un hall, font la différence entre une installation qui dure et une installation qu'on remplace.
LED à haute efficacité — plus de 150 lm/W dans les gammes les plus récentes — avec des flux de quelques milliers jusqu'à 65 000 lumens par luminaire, rendu des couleurs IRC ≥ 80 et tolérance chromatique SDCM 3. Températures de couleur de 4000 K, la plus utilisée en atelier, à 5000–6500 K pour les contrôles et les postes de précision.
Le chiffre qui compte plus que le flux est la température de jonction : le corps en aluminium moulé ou extrudé est un dissipateur, et son dimensionnement décide si la LED perd 10 % de son flux en 50 000 heures ou 30 % en 20 000. Les versions pour températures ambiantes élevées le déclarent explicitement.
La même puissance donne des résultats opposés selon l'optique : faisceau large pour des plafonds jusqu'à 6–7 mètres avec une bonne uniformité, faisceau moyen ou intensif pour 10–15 mètres et au-delà, là où un faisceau large disperserait la lumière sur les parois hautes. Lentilles en PMMA ou polycarbonate, réflecteurs en aluminium, écrans en verre trempé là où il faut résistance chimique et lavages.
Corps en aluminium moulé ou extrudé peint, ou en tôle d'acier thermolaquée. Indices de protection de IP40 pour les ateliers propres à IP65–IP66 pour la poussière et l'humidité, résistance aux chocs jusqu'à IK10 là où passent les chariots.
Conformité à la EN 12464-1 pour les lieux de travail, à la EN 60598-1 pour les luminaires jusqu'à 1000 V, à la EN 60598-2-22 pour les versions de secours. Marquage CE, certification tierce partie ENEC et versions ATEX pour les zones à atmosphère potentiellement explosive. Composants électriques et électroniques qualifiés pour un fonctionnement de −30 à +70 °C.
Versions DALI et Bluetooth avec détecteurs de présence et de luminosité : dans un hall avec lanterneaux et postes discontinus, le pilotage vaut 30 à 40 % de plus — le détail est sur la page éclairage smart industriel.
Pas des caractéristiques de catalogue : les effets qu'un responsable de site voit sur le compte d'exploitation et sur la sécurité.
Matériaux à haute robustesse, protection IP élevée, électronique qualifiée pour des écarts thermiques extrêmes : le luminaire est conçu pour l'environnement dans lequel il travaille, pas adapté après coup. C'est la différence entre une durée de vie annoncée et une durée de vie atteinte.
Jusqu'à 70 % de consommation en moins par rapport aux systèmes fluorescents et à décharge, sur des installations allumées 4 000 à 6 000 heures par an : dans l'industrie, le temps de retour de la LED est parmi les plus courts de tous les secteurs, et le relamping est souvent l'investissement énergétique le plus rentable disponible.
Des optiques et lentilles conçues pour la hauteur réelle évitent les zones d'ombre entre les rangées de luminaires, les contrastes brutaux entre allée et poste, et l'éblouissement du cariste qui regarde vers le haut. Uniformité et éclairement cylindrique corrects sont d'abord une mesure de sécurité.
Longue durée de vie des LED et luminaires pensés pour être ouverts et entretenus en place : drivers et modules remplaçables sans démonter le corps, connexions rapides, accessoires pour l'installation sur structures existantes. Moins d'interventions en nacelle, moins de lignes à l'arrêt.
Luminaires étanches, linéaires pour grande hauteur, suspensions industrielles, systèmes sur rail et les familles retrofit pour le remplacement un pour un. Chaque gamme a sa fiche avec photométries, fichiers IES et Eulumdat, indices IP/IK et températures de fonctionnement.
Autres gammes pour les environnements industriels : Beta 500, 3F Linda, 3F LEM, Beta 235, Beta i3F, 3F Cub, 3F Manta, Retrofit Beta A3F-i3F, Retrofit Beta 430, Retrofit 3F Cub, Retrofit 3F Linda.
Trois sites où la lumière a été conçue sur la tâche, la hauteur et l'environnement réels.
Il doit garantir un flux lumineux élevé avec une optique adaptée à la hauteur d'installation, une uniformité sur le plan de travail, une résistance aux conditions d'environnement — poussière, humidité, chocs, température — et une faible consommation d'énergie. Les luminaires 3F Filippi répondent à toutes ces exigences, avec des efficacités supérieures à 150 lm/W, des flux jusqu'à 65 000 lumens et des indices de protection jusqu'à IP66 et IK10.
Oui. La gamme industrielle comprend des versions à indices IP et IK très élevés et des luminaires réalisés avec des composants électriques et électroniques qui résistent à des écarts thermiques de −30 °C à +70 °C : ils conviennent aux ateliers chauds, aux fonderies et aux chambres froides. Pour les environnements les plus sévères — lavages fréquents, agents chimiques, atmosphères explosives — voir le guide dédié aux environnements difficiles.
Certainement. Les luminaires LED 3F Filippi sont compatibles avec les systèmes de gestion DALI, les détecteurs de présence et de luminosité et le pilotage par Bluetooth ou réseau, pour optimiser les consommations et améliorer la sécurité. Dans un hall avec lanterneaux et ateliers à occupation variable, le pilotage vaut 30 à 40 % d'économie supplémentaire par rapport à la LED seule : les chiffres sont sur la page éclairage smart industriel.
Par l'optique, avant même la puissance. Jusqu'à 6–7 mètres, un faisceau large donne une bonne uniformité avec des luminaires de flux moyen ; entre 8 et 12 mètres, il faut des faisceaux moyens et des flux de 15 000 à 30 000 lumens ; au-delà de 12–15 mètres, des faisceaux intensifs et des flux jusqu'à 65 000 lumens, sinon la lumière se perd sur les parois hautes. L'espacement entre luminaires se déduit du rapport à la hauteur pour garantir l'uniformité requise : c'est l'étude d'éclairage qui le fixe, pas une règle générique.
Cela dépend de l'environnement, pas du secteur. Dans un atelier propre et sec, IP40 suffit ; en présence de poussière fine ou d'humidité, il faut IP65 ou IP66 ; avec des lavages sous pression, on va jusqu'à IP66–IP69. Pour les chocs, IK08 est le minimum là où passent chariots et marchandises, IK10 dans les zones à manutention intense ou à portée de main. Un indice supérieur au nécessaire coûte plus cher et n'apporte rien : le choix se fait zone par zone.
La référence est 4000 K, le blanc neutre qui soutient l'attention sans fatiguer. Dans les ateliers de contrôle qualité, les laboratoires et les travaux de précision, on monte à 5000 K, avec un rendu des couleurs IRC ≥ 90 là où l'on évalue couleurs et finitions. Les températures très froides (6500 K) n'ont de sens que dans des cas précis, et les chaudes (3000 K) restent pour les bureaux et les zones de repos à l'intérieur du site.
Avec le plan, les hauteurs et l'affectation des ateliers, notre bureau d'études vous retourne l'étude d'éclairage avec vérification de l'éclairement, de l'uniformité et de l'UGR, le choix des optiques pour chaque hauteur et l'estimation des consommations. Sans engagement.